Une large fraction de la valeur ajoutée des entreprises est issue de la logistique, entre 15 et 20 % en moyenne. Cette part peut atteindre 30 %, dans la grande distribution par exemple
La fonction transport est la fonction la plus souvent confiée à un tiers : selon l’enquête réalisée à l’occasion du salon SITL 2, 80 % des entreprises interrogées ont recours à l’externalisation pour le transport de leurs marchandises, à l’exemple de bioMérieux. La préparation de commandes et la fonction logistique sont parfois, mais plus rarement, réalisées par des tiers. Ainsi, Renault Trucks a signé un contrat de six ans avec le logisticien Daher, portant sur des prestations de logistique industrielle d’approvisionnement et de délégation de production (passation de commandes auprès des fournisseurs, contrôle qualité, stockage …).
L’externalisation est toujours envisagée avec prudence.
Certains directeurs logistiques de l’industrie en reviennent, ayant à gérer les conséquences des opérations de concentration entre prestataires logistiques, des rationalisations… ou tout simplement des liquidations judiciaires. D’autres encore ne souhaitent pas se séparer de cette activité stratégique qui est au coeur de leur métier, comme c’est le cas dans le textile par exemple. Quelle que soit la solution choisie, la demande, les choix de localisation et la consommation d’espace restent sensiblement les mêmes ; seule la gestion est différente.
Une source de performance et de différenciation Plusieurs études montrent que les entreprises qui réussissent sont également celles dont la supply chain est performante. La planification logistique permet en effet de réduire les coûts de traitement des commandes, d’obtenir des stocks moins importants ou de meilleures performances à la livraison. Ces bons résultats influent positivement sur la rentabilité de l’entreprise… et même sur sa capitalisation boursière.
La logistique industrielle constitue aujourd’hui un gisement important de productivité dans de nombreux secteurs.