Selon la nature du produit La nature du produit joue un rôle essentiel dans la structuration des organisations logistiques. Par exemple, on ne traitera pas de la même façon des vaccins, des téléphones mobiles ou des produits alimentaires.
La logistique des vaccins doit notamment respecter la chaîne du froid (jusqu’à -20°C pour le vaccin polio oral), pendant le transport comme pendant le stockage et la manutention, qui se font dans des entrepôts « à température dirigée ». Cette contrainte influe sur le choix des fournisseurs (qui doivent être spécialisés) et sur le matériel utilisé (indicateurs témoins de respect de la température sur les colis, boîtes isothermes, glacières …).
La logistique des téléphones mobiles nécessite une grande surveillance, afin de limiter le nombre de vols de ces produits très convoités. L’organisation doit donc être sécurisée, à toutes les étapes : surveillance des entrepôts, contrôle des accès aux zones concernées de l’entrepôt, contrôle des poubelles, suivi par satellite des véhicules de livraison, contrats spécifiques avec des transporteurs soigneusement sélectionnés ...
La logistique des produits alimentaires de grande consommation comprend, elle aussi, de plus en plus de technologie. Les systèmes de préparation vocale se développent très rapidement. Chez certains grands distributeurs, ils peuvent atteindre 80 % de la préparation de produits frais. Ces systèmes de préparation vocale permettent un meilleur confort des employés, une amélioration de la qualité des préparations
La nature du fournisseur et du destinataire implique des organisations logistiques variées :
La logistique des échanges entre industries est extrêmement planifiée et contrôlée, puisque directement liée à la production et au « juste à temps ».
La logistique pour la grande distribution se fait souvent sur des volumes importants, soit directement du fournisseur au distributeur, soit, plus généralement, via des plateformes logistiques centrales (dédiées à une région, ou à une famille de produits).
La logistique des pièces détachées est placée sous la double contrainte de la rapidité et de la qualité. Elle exige une réponse prompte et efficace.
La logistique de retour concerne la reprise et la valorisation des produits en fi n de vie ; elle implique à la fois le consommateur (à l’origine du tri), l’industriel et le distributeur (qui participent éventuellement à un circuit de reprise), ainsi que les entreprises de récupération et de recyclage.
La logistique du commerce de détail est beaucoup plus fractionnée, et pose le problème des livraisons de marchandises en ville. Les défis de la logistique urbaine sont un des axes de travail du pôle de compétitivité